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  • Nouvel Archevêque

    Nomination de l'archevêque de Papeete à Tahiti
    (Polynésie française)

    Le Pape François a nommé archevêque de Papeete à Tahiti (Polynésie française) le R.P. Jean-Pierre Cottanceau, ss.cc., actuellement Administrateur apostolique de la même circonscription ecclésiastique.

    2015 photo officielle

    R.P. Jean-Pierre Cottanceau, ss.cc.

    R.P. Jean-Pierre Cottanceau, ss.cc., est né le 14 Janvier 1953, à Ussel, dans le diocèse de Tulle, en France. Après l'école primaire à Capdenac dans l'Aveyron, il a fréquenté l'école secondaire au Petit Séminaire de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie (Picpus), Villefranche de Rouergue. En 1970, il est entré au noviciat et a été envoyé à Strasbourg pour la formation théologique. Après avoir fait ses vœux perpétuels le 16 Avril 1979, il a été ordonné prêtre le 10 mai 1980.

    Après son ordination, il a occupé les postes suivants : 1979-1981 : service pastoral dans la paroisse de Saint-Gabriel, Paris ; 1982 : Il a obtenu un doctorat en théologie biblique à l'Université de Strasbourg ; 1981-1985 : Aumônier collège Hélène Boucher et Maurice Ravel à Paris ; 1985-1986 : études supérieures à l'École française de Jérusalem (École Biblique et Archéologique Française) ; 1986-1988 : Directeur du Petit Séminaire de Graves ; 1988-1994 : Directeur provincial de la région du Sud (Picpus) pour deux mandats ; 1998-2000 : envoyé à Papeete, nommé Supérieur de Picpus (ss.cc.) Pirae ; Responsable de la formation initiale ; Professeur d'Écriture Sainte au Grand Séminaire de Papeete ; animateur de cours théologiques pour les laïcs et aumônier de l'Université ; 2000-2010 : Curé de la paroisse du Sacré-Cœur, Arue (Papeete) ; 2010-2015 : Formateur des séminaristes au Centre de Formation Prénoviciat Damian, Quezon City, Manille, Philippines ; 2015: Administrateur apostolique de Papeete.

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    Que Dieu bénisse notre nouvel archevêque

  • Noël

    Noel chretienPour les Chrétiens, Noël permet de revivre symboliquement la naissance de Jésus. Mais que signifie cette fête pour ceux qui ne sont pas croyants ou ont des convictions religieuses différentes ?

     

    Une signification universelle

    La fête de Noël constitue en premier lieu une célébration de la vie et de l'innocence. L'histoire de cet enfant né de façon humble, dans une étable, a un sens pour tout le monde. Lorsque l'on se réunit en famille pour fêter Noël, en accordant une place particulière aux enfants et en ouvrant sa maison à autrui, cela participe à l'esprit de Noël, que l'on soit croyant ou non.

    La place du pauvre

    C'est dans cet esprit que perdure dans bien des familles la tradition de préparer une place et un couvert supplémentaire à la table du réveillon. Cette place, que l'on appelle la "place du pauvre", est prévue pour la personne, connue ou inconnue, qui viendrait sonner à la porte à l'improviste et que l'on accueillerait chaleureusement.


    Le sens de la fête de Noël pour les Chrétiens

    Une fête apparue au IVème siècle

    Pour les Chrétiens, Noël est la fête la plus importante avec Pâques. Elle est apparue dans le calendrier chrétien au IVème siècle à Rome. La date du 25 décembre fut choisie pour sa proximité avec le solstice d'hiver qui s'accompagnait depuis des temps immémoriaux de rites païens. En effet, une fois le solstice d'hiver passé, le jour croit jusqu'au solstice d'été. Ce phénomène naturel du jour qui l'emporte enfin sur la nuit a toujours fait l'objet de célébrations, mais il est évident qu'il s'accordait particulièrement bien avec la symbolique de la nativité.
    La fête de Noël prit rapidement l'importance qu'on lui connait aujourd'hui, en raison de son caractère magique et émouvant. Ainsi, au Moyen-Âge apparurent les premières représentations théâtrales de la nativité, puis les crèches vivantes firent leur apparition dans les églises, et enfin les petites crèches de santons arrivèrent dans chaque foyer.

    Histoire de la naissance de Jésus

    Voici l'histoire de la naissance du Christ telle qu'elle nous est racontée dans l'Évangile selon Saint Luc. Alors que Marie était sur le point d'accoucher, un recensement obligatoire fut décrété par l'empereur romain Auguste. Or, pour se faire recenser, il fallait retourner dans sa ville natale. Joseph entreprit donc de se rendre à Bethléem dont il était originaire, accompagné de Marie. Cependant, alors qu'ils étaient arrivés à Bethléem et que l'accouchement se rapprochait, aucun hôtelier ne voulut les loger, toutes les places étant déjà prises. C'est finalement dans une étable que le couple trouva refuge. Marie y mit donc au monde son premier-né, Jésus, l'emmaillota et le coucha dans la crèche, c'est-à-dire dans la mangeoire.

    Réaliser une crèche

    Installer dans son foyer une crèche durant la période de Noël est une tradition toujours bien vivante. Créer le décor occupera toute la famille, et les petits seront ravis de participer. On peut réaliser une étable à l'aide de morceaux de bois, de carton, de papier marron. Tout ce qui vient de la nature (pommes de pin, écorce d'arbre, mousse pour simuler le sol...) sera le bienvenu. Il faut également se procurer les personnages, à moins que vous ne préfériez les réaliser vous-même, en papier mâché ou mie de pain comme c'était l'usage autrefois ! Les santons de Provence en argile rouge sont les plus célèbres, mais on en trouve dans tous les styles, dans tous les matériaux et à tous les prix.

    Quand installer la crèche ?

    Il est possible d'installer la crèche dès le 1er dimanche de l'Avent ou encore à la Saint Nicolas, c'est à dire le 6 décembre. On commence par placer Joseph et Marie dans l'étable, avec l'âne et le boeuf. Puis l'enfant Jésus viendra les rejoindre dans la nuit du 24 au 25 décembre. Ensuite, les Rois mages feront leur apparition, avançant progressivement jusqu'à l'étable. Le 6 janvier, jour de l'Epiphanie, les Rois mages seront enfin arrivés auprès de l'enfant Jésus. Beaucoup d'autres personnages peuvent également figurer dans votre crèche, comme les bergers par exemple, mais aussi le "lou ravi" que l'on trouve dans toutes les crèches provençales, personnage naïf qui exprime son émerveillement devant la nativité en levant les bras au ciel. Vous profiterez de ce joli spectacle jusqu'à la fête de la Présentation au Temple, lundi 2 février, date à laquelle la tradition recommande de ranger la crèche, jusqu'à l'année suivante...


     

  • Saint Etienne, diacre et martyr

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    La Saint-Étienne est une fête chrétienne célébrée le 26 décembre par l'Église catholique et certaines Églises protestantes et aussi le 27 décembre par l'Église orthodoxe. Elle commémore saint Étienne, le premier martyr de la chrétienté selon le Nouveau Testament. Il fut accusé, en l'an 36, de blasphème contre le sanhédrin et fut condamné à la lapidation.


    Saint Étienne

    Étienne ou saint Étienne, prédicateur érudit, connu pour ses discours argumentés ainsi, condamné à Jérusalem à la lapidation pour blasphème. De fait, il est également le premier martyr chrétien condamné après la mort du Christ. Sa foi entraine la conversion de Saül de Tarse, connu sous le nom de saint Paul.

    Dans les écritures

    Au chapitre 6 des « Actes des Apôtres », Luc présente Étienne comme un juif helléniste converti au christianisme. Choisi par les Apôtres, Étienne est plein de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissant, parmi le peuple, des prodiges et des signes éclatants (verset 8). Si bien qu’il fait l’admiration de tous.

    Un jour, des juifs l’accusent faussement de blasphème et de complot contre les institutions de la Loi. Ils le traduisent devant le tribunal du grand-Prêtre, le Sanhédrin. Là, inspiré par le Seigneur, Étienne proclame l’Évangile de Jésus-Christ, termine son discours ainsi ; « Hommes à la tête dure, votre cœur et vos oreilles se ferment à l’Alliance ; depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères ! Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même fait mourir ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que vous venez de livrer et de mettre à mort. » (verset 51 et 52)

    En écoutant cela, ils s’exaspèrent contre lui. Étienne, regarde vers le ciel et déclare : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Ils se précipitèrent sur lui l’entraînèrent hors de la ville pour le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saül (versets 56 à 58). Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort (versets 59 et 60).


     

  • Sainte Famille

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    Le dimanche suivant la Fête de Noël nous célébrons la fête de la sainte Famille qui, cette année, tombe le dimanche 29 décembre.

     

    Mais, qui a introduit cette fête dans le calendrier liturgique ?

    Il semble qu’avant le concile Vatican II, on en parlait assez peu. En réalité, cette fête ne fut étendue à toute l’Eglise qu’en 1921 et on n’en parle dans l’Eglise que depuis la moitié du 12e Siècle. On peut se demander pourquoi on n’a pas pensé plus vite à vénérer la sainte Famille et à la proposer comme modèle aux familles chrétiennes dont on savait pertinemment le rôle qu’elles pouvaient exercer dans la vie sociale ?
    Il ne faut pas oublier que la notion de famille, à cette époque, ne recouvrait pas tout à fait la même réalité qu’aujourd’hui. Autrefois, la famille désignait, outre les deux parents et leurs enfants, les cousins, oncles et tantes et même les serviteurs qui vivaient sous le même toit. On comprend que la référence à la sainte Famille avait beaucoup moins de pertinence.

    C’est au Canada que la vénération de la sainte Famille aurait pris naissance. 

    Et nous le devons à François de Laval, ce Français très proche des Jésuites, qui fut le 1er évêque de Québec. Mais quand on regarde les choses de plus près, on découvre que cette dévotion lui fut inculquée, en quelque sorte, par un pieux laïc, maître en spiritualité - Jean de Bernières de Louvigny - dont il avait été disciple chez les Jésuites à l’Ermitage de Caen.

    François de Laval plaça tout naturellement le séminaire qu’il fonda au Québec sous le patronage de la Sainte Famille, ainsi que la plus ancienne paroisse de l’Île d’Orléans. C’est également à Québec que vit le jour la première confrérie de la sainte Famille. Le diocèse de Québec bénéficia pour cette fête de textes et de chants qui lui étaient propres.

    La fête ne fut étendue à l’Église universelle qu’en 1921 et Rome proposa alors de nouveaux textes pour la célébrer. En 1969, après le Concile donc, elle fut rattachée à la fête de Noël. Elle se célèbre le dimanche suivant le 25 Décembre. Mais si Noël tombe un dimanche, elle est célébrée le samedi 31 Décembre.

    Pas étonnant que depuis le Concile la sainte Famille soit souvent présentée comme modèle aux familles chrétiennes. Puissent les époux chrétiens découvrir à l’école de Nazareth « ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable » (Paul VI).

    Sr Gabrielle Helleux, SCR